Analyses de CO2 sur le toit de la Cité des sciences et de l'industrie

Mesure du CO2 sur le toit de la Cité des sciences et de l'industrie

Moyenne sur la dernière heure

431.2 ppm

ppm signfie "partie par millions" : une concentration de 400 ppm signifie que
parmi 1 million de molécules d'air, il y a 400 molécules de CO2.
Dit différemment, la concentration atmosphérique de CO2 est de 0,04 %

les trois derniers jours

Évolution du CO2 des 3 derniers jours
 
 
La végétation est en pleine croissance (printemps-été), les cycles diurnes de photosynthèse sont très marqués : les concentrations atmosphériques de CO2 baissent tout au long de la journée pour approcher les 400 ppm en fin de journée.

La prise d'air de la station placée sur le toit de la Cité est dans un environnement urbain, proche de nombreuses activités humaines émettrice de CO2. La concentration atmosphérique de CO2 est ainsi la plupart du temps élevée, au-dessus de 400 ppm.
Des cycles journaliers sont souvent observés : le CO2 monte au début de la nuit et diminue en fin de nuit.
Deux mécanismes sont en jeu pour expliquer les cycles diurnes du CO2 : les variations journalières des émissions par les activités humaines et la végétation ; et la stratification verticale de l'atmosphère. En effet, la nuit, se développe généralement une inversion thermique à quelques dizaines de mètres au-dessus du sol. Le refroidissement plus rapide des masses d'air proches du sol empêche la dispersion de constituants émis à la surface. Dans ces conditions, les concentrations mesurées à la surface, tel que celle du CO2, sont maximales la nuit, puis baissent au lever du soleil par dilution atmosphérique. À cette variation de l'atmosphère s'ajoute le cycle diurne important de la végétation qui absorbe du CO2 en journée (photosynthèse) et respire du CO2 la nuit. Vers la fin de l'automne jusqu'au printemps, le cycle diurne de la végétation est plus faible.

En cas de vent fort, le cycle journalier est moins marqué car il y a une dispersion plus forte du CO2.

Mesure du CO2 sur le toit de la Cité et ailleurs

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les trois derniers jours

Évolution du CO2 des 3 derniers jours
 
 
Les stations avec une végétation en pleine croissance (Mace Head et le toit de la Cité) ont des concentrations atmosphériques de CO2 qui sont sous la valeur de l'île d'Amsterdam en fin de journée.

Pour les trois derniers jours de mesure, on peut observer quelques cycles diurnes et/ou quelques forts pics dus à une intense activité humaine. En général, plus la station est située au coeur d'un environnement urbain, plus l'effet de l'activité humaine est visible. La station qui mesure l'air prélevé sur le toit de la Cité indique le plus souvent les valeurs les plus hautes (en noir). La station de l'île d'Amsterdam, située en plein milieu de l'Océan Indien sud, présente très peu de variation (en rouge). La station de Mace Head, sur la côte ouest de l'Irlande, est intermédiaire (en bleu). La station est sous l'influence des vents dominants d'ouest, qui apportent des masses d'air marines "propres". Les autres directions du vent apportent des masses d'air soumises aux émissions locales de CO2.

depuis le 1er novembre 2014
(un an avant l'installation de l'analyseur du toit de la Cité)

Après plus d'un an d'activité, les mesures du toit de la Cité montrent le cycle saisonnier annuel : baisse du niveau de base pendant la phase de croissance de la végétation (de mai à septembre) puis hausse du niveau de base dès l'automne.
Évolution du CO2
depuis novembre 2014 
 

À l'échelle d'un an, les mesures montrent un cycle saisonnier, plus marqué pour les stations situées dans l'hémisphère nord, comme celle de Mace Head, sur la côte ouest irlandaise. Voyez, pour cette station, comme la concentration de CO2 diminue pendant le printemps et l'été de l'hémisphère nord (effet naturel dû à la végétation).

voir des enregistrements plus anciens et comprendre